Le MNLA met en déroute une colonne des terroristes du MUJAO à Tine-Zegrene, région de Ménaka

terroristes-mujao-brdmTôt ce matin, de violents combats ont opposés des combattants du MNLA à une colonne terroriste du MUJAO qui harcelait la population civile de la région de Ménaka. Après de violents combats, les terroristes se sont retirés dans leur base arrière dans les massifs montagneux de la région.

 

 

 

 

 

Depuis que le MUJAO (Mouvement pour l'Unicité du Jihad en Afrique de l'Ouest) ont été chassé de certaines villes azawadiennes par l'armée française engagée dans l'opération Serval, les activités terroristes se sont multipliées hors des villes. Depuis lors, les campements et petites localités se sont retrouvés constamment terrorisés par les narco-terroristes du MUJAO.
Le 9 Mars dernier, nous faisions état de la mort d'Alwata Ould Badi, notable et guide spirituelle de la communauté Kounta suite aux tortures que lui ont infligé des terroristes du MUJAO. Il y a près d'un mois, c'est un chef tribal Touareg de la région de Ménaka qui a été tué par les mêmes terroristes du MUJAO.
En fin de semaine dernière, des civils Touareg réunis autours d'un puits de la région de Ménaka ont été victimes des tirs d'un terroriste du MUJAO avant que celui-ci ne fut blessé par un combattant du MNLA qui était présent dans la zone. Au moins trois civils parmi les nomades furent blessés. Parmi ceux-ci, un vieux marabout émérite qui était gravement blessés à la gorge.
Ces nombreuses exactions ont poussés le MNLA a mené une expédition contre les narco-terroristes du MUJAO vu que ceux-ci ne bénéficient pas de la protection de la France, contrairement au Mali, grand spécialiste des violations de droits de l'Homme.
Tôt ce matin, une unité du MNLA a lancé une embuscade contre une colonne terroriste à Tine-Zegrene distant de 70 km de la ville de Ménaka où sont situé l'armée malienne avec ses milices, le tout sous la protection de l'armée française.
Après des violents combats de près de 4 heures, les terroristes du MUJAO se sont repliés dans les massifs montagneux qui leur servent de base arrière. Derrière eux, les terroristes ont abandonnés au moins une voiture calcinée et ont apportés avec eux l'ensemble des morts de leur camp qui dépasseraient une dizaine. Quant au MNLA, il fait état de deux morts parmi ses combats et annonce du matériel militaire saisi.
A Kidal, des sources sécuritaires ayant requis l'anonymat font état d'une décision politique qui a empêché le MNLA de suivre les terroristes dans leurs derniers retranchements dans les massifs montagneux. Pourquoi une telle décision politique à un moment si crucial pour la protection des civils azawadiens? Il-y-t-il eu une ingérence extérieure? Si oui, quelle est le but voilé de cette ingérence? Dans les prochains jours nous essayeront d'en savoir plus.


Par Ahmeyede Ag Ilkamassene